RESF Toujours d'actualité
Pour ceux qui pensaient que nous ne parlerions plus du RESF, vlan v'la deux courriels
que j'ai reçu ce jour, t'inkiète Yann je vais publier ton kommentaire dans le prochain
article de la journée. Yann as tu lu l'article sur la CRIIREM, n'ayant pas eu de
commentaire suite à cet article je me pose la question... enfin à moi même. Avez vous
reçu l'avis de publication de cet article? Ou venez vous de vous même sur le blog sans
attendre d'avis de publication? Pour l'instant Bonne lecture et on lira ton commentaire
dans l'article suivant...
Votre dévoué BlogMaster Mister Bot
1) D'abord la bonne nouvelle : Mariam, étudiante malienne à l’IUT de Bourges pour
laquelle il avait été demandé d'intervenir, a finalement été libérée. La
mobilisation exemplaire des citoyens, des élus, du RESF18 a permis de faire reculer
la Préfecture du Cher. Aujourd’hui, plus de 130 personnes se sont rassemblées à
Bourges pour exiger la régularisation de tous les sans papiers.
2) Montereau. C'est de vie et mort qu'il est question. Anas El Jazouli a entamé
aujourd'hui une grève de la faim et de la soif.
Ce ressortissant marocain de Montereau sort d'une première grève de la fain de 40
jours. Demandeur d’asile débouté dont la régularisation a aussi été rejetée dans
le cadre de la circulaire Sarkozy alors qu’il satisfait pleinement à ses critères.
Désespéré, il avait entamé une grève de la faim. Au bout de 40 jours, la préfecture
de Seine et Marne s’est engagée à régulariser la famille mais, quand ce matin, Anas
El Jazouli s’est présenté, il lui a été annoncé qu’il serait bien régularisé mais
que sa femme ne le serait pas ! Indigné et désespéré, il a sur le champ entamé une
grève de la faim et de la soif. Vu la fragilisation de son état de santé au sortir
de sa précédente grève de la faim (il ne s’alimente que depuis 48 heures), un drame
peut survenir d’un moment à l’autre.
SMS envoyé à 17h sur le téléphone d'un militant du RESF : Ils se sont foutu de notre
gueule. Je vous informe officiellement ke je suis en grève de la soif et de faim
depuis aujourd'hui. Anas Jazouli.
Immédiatement joint au téléphone, il s'est montré d'une extrême détermination tout
en étant parfaitement conscient de risques. "Si le gouvernement français veut son
premier irlandais mort en grève de la faim, il va l'avoir" dit-il.
On ne peut pas laisser faire. Il faut que s'abatte un déluge de protestations sur la
préfecture de Seine et Marne et sur le ministère de l'Intérieur.
Communiqué du 2 octobre :
http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=1906
Préfecture Seine et marne
Fax : 01 64 37 10 35
communication@seine-et-marne.pref.gouv.fr
isabelle.herve@seine-et-marne.pref.gouv.fr
Préfet : jacques.barthelemy@seine-et-marne.pref.gouv.fr
Ministère de l'Intérieur :
Minist Intérieur Secrétaire général C. Guéant<claude.gueant@interieur.gouv.fr>
Minist Intérieur C. Guéant<sec.gueant@interieur.gouv.fr>
Minist Intérieur G. Larrivé<sec.larrive@interieur.gouv.fr>
Minist Intérieur G. Larrivé<guillaume.larrive@interieur.gouv.fr>
Minist Intérieur M. Tandonnet<sec.tandonnet@interieur.gouv.fr>
Minist Intérieur M. Tandonnet<maxime.tandonnet@interieur.gouv.fr>
Standart 01 40 07 60 60
Fax 01 40 07 21 09 Fax secrétaire général 01 40 07 13 90
-----------------------------------------Seconde info du Jour --------------------
Pardon de ce second message en 12 heures. Il s'agit encore d'une affaire abominable
survenue dans la Marne où une famille congolaise a été arrêtée dans les conditions
qu'on lira. Richard
Protestations ;
Il faut envoyer au Secrétaire Général de la Préfecture, Raymond LE DEUN,
soit par télécopie au 03 26 26 11 33,
soit par internet : secretairegeneral@marne.pref.mi
raymond.le-deun@marne.pref.gouv.fr
Ministère Intérieur :
Tel 01 40 07 60 60 fax 01 40 07 21 09
fax Secrétaire général : 01 40 07 13 90
Minist Intérieur C. Guéant<claude.gueant@interieur.gouv.fr>
Minist Intérieur C. Guéant<sec.gueant@interieur.gouv.fr>
Minist Intérieur G. Larrivé<sec.larrive@interieur.gouv.fr>
Minist Intérieur G. Larrivé<guillaume.larrive@interieur.gouv.fr>
Minist Intérieur M. Tandonnet<sec.tandonnet@interieur.gouv.fr>
Minist Intérieur M. Tandonnet<maxime.tandonnet@interieur.gouv.fr>
RESF Marne
1 place Paul Claudel, 51100 Reims
Contacts : 06 64 41 57 67 ou jlassaux@club-internet.fr
Monsieur le Préfet de la Marne
1 rue de Jessaint
51036 Châlons-en-Champagne cedex
Monsieur le Préfet
Par la présente, nous tenons à protester avec la plus grande vigueur sur la façon
dont s’est produite ce matin, 24 octobre 2004, l’interpellation de la famille
Mudiangani/Tshibwabwa pour les conduire en rétention administrative à Rouen.
La police est arrivée à leur domicile vers 5h30. Un des enfants qui était déjà levé
pour faire ses devoirs est allé ouvrir lorsqu'on a sonné. La police est alors
entrée. Lorsque M. Mudiangani a voulu appeler son avocat, la police lui a arraché le
téléphone des mains. Puis ils l’ont descendu, menotté, et avec quelques coups et
insultes, poussé jusqu'à leur véhicule. Vingt minutes plus tard, ce fut au tour de
Christian, puis de Naomie, les plus grands des quatre enfants (élèves en 4ème et
5ème au collège Colbert), l'un et l'autre menottés, pleurant et criant.
Ensuite ce fut les plus jeunes, élèves de maternelle à l'école Gallieni, Ephraïm et
Séphora qui, selon un témoignage, aurait elle-même été un moment menottée. Enfin,
avec beaucoup de difficultés, car elle ne se laissait pas faire, ce fut le tour de
Mme Betty Tshibwabwa. Les témoignages recueillis sur place laissent penser qu'il y a
eu des comportements violents. Les policiers ont cherché à la maîtriser sans
ménagements jusqu'à ce qu'elle leur dise être enceinte de 7 mois. La voyant proche
de faire un malaise, ils ont fait appel aux pompiers.
Ils ont aidé à la descendre en la portant, dans un état pour le moins de grande
faiblesse, jusqu'au camion de police. Elle se plaignait de douleurs, réclamant que
l'on fasse doucement.
Les marques de la violence de cette intervention sont encore visibles sur place :
carreau de la porte d'entrée de l'immeuble cassé, volet de la fenêtre du balcon
posée sur les boites à lettre après sa chute du 4ème étage. Sans parler des
traumatismes des enfants, adolescents et adultes présents dans l'immeuble, telle
cette voisine, tellement effrayée par les cris de la femme et des enfants qu'elle a
appelé la police.
La famille est arrivée vers 9h30 au commissariat de Reims où tous, enfants compris,
ont été mis en cellules de détention (et non de rétention). Un commissaire a dit à
M. Mudiangani qui réclamait son avocat que celui-ci était avec Mme Tshibwabwa, qu'il
venait de partir et que tout était arrangé. Il a tenu le même discours à Mme
Tshibwabwa. Il s'est avéré, qu'il n'y a jamais eu d'avocat sur place.
Vers 10 h 30, ils ont été conduits au centre de rétention de Rouen, où ils sont
arrivés vers 15 h 00.
Vers 17 h 00, souffrant de contractions suite aux coups reçus le matin, Mme
Tshibwabwa a été conduite à l’hôpital de Rouen.
Comme vous le savez, Madame Tshibwabwa étant enceinte de 7 mois, ne saurait être
transportée par avion.
Par ailleurs, un recours devant la Commission des Recours des Réfugiés a été déposé
et est en cours d'examen.
Dans ces conditions, nous demandons qu’il soit mis fin dans les délais les plus
brefs à la rétention administrative de cette famille et que l’APRF les concernant
soit abrogé.
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos salutations distinguées.
Pour RESF Reims,
Jacky LASSAUX
à bientôt,
MR
getmr@wanadoo.fr
25/10/2006
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