Un réseau de français plus humain pour une éducation sans frontiere
Nous sommes le 1er juillet, la loi permettant l'expulsion des jeunes scolarisés dont les parents sont sans papier est rentrée en vigueur hier soir. Ce matin à st Juéry (81) une famille vient d'être reçue en mairie pour un parrainage républicain. Lundi soir il en sera de même à Gaillac (81) à 18h30. Nous, citoyens, élus, femmes, hommes, jeunes, vieux, français , fils des sans culottes et des Lumières avons toujours le pouvoir de nous démarquer. Des réseaux existent, ils ont besoin de nous, de toi et des autres. Ne restons pas muets, ne restons pas seuls à nous faire lobotomiser par la Tv, préparons la France à redevenir ce qu'elle n'aurait jamais dû ne plus être: un pays où les droits de l'homme ne sont pas que des affiches pour décorer les murs et où la liberté d'être différent puisse redevenir une réalité.
ps: Et j'espère que le jeune avocat jet set missionné par l'état comme médiateur aura mieux à apporter aux sans papier que de la Contrex à la fraise....
Voici un courriel arrivé ce matin dans ma boite... à lire... à faire lire... ne pas avoir peur, et rejoindre un réseau tel que RESF(réseau d'éducation sans frontière)... Nous avons tellement de choses à échanger !
ps: Et j'espère que le jeune avocat jet set missionné par l'état comme médiateur aura mieux à apporter aux sans papier que de la Contrex à la fraise....
Voici un courriel arrivé ce matin dans ma boite... à lire... à faire lire... ne pas avoir peur, et rejoindre un réseau tel que RESF(réseau d'éducation sans frontière)... Nous avons tellement de choses à échanger !
Trois points :
1) En fichier joint, le communiqué Cimade-RESF annonçant l'ouverture d'un numéro
indigo pour alerter en cas d'arrestation de famille ou de tentatives d'expulsions.
2) Un rappel : participation du maximum aux dizaines de manifestations prévues
aujourd'hui dans tout le pays pour protester contre les nouvelles lois Sarkozy et
contre l'ouverture de la chasse à l'enfant. A Paris : 15h place de la Bastille
3) Des remerciements à celles et ceux, très nombreux, qui ont réagi à la nouvelle de
l'interpellation de Barbe Makombo à Sens. Elle est maintenant libérée. Contacté vers
minuit par le cabinet du ministre, le préfet s'est engagé à ce que cette affaire
n'ait pas de conséquences administratives (sur le séjour de Barbe). A surveiller.
Sur le plan "judiciaire", Barbe est convoquée au TGI le 31 août pour avoir "mis en
circulation un billet de 20€" et pour avoir "frauduleusement soustrait deux
tamagoshis, une boîte de fromage et un paquet de Malabar au préjudice du magasin
Carrefour". C'est une interprétation très spéciale des faits tels que Barbe les a
racontés à Jean-Jacques :
La maman de Michèle s'était vu refuser par un commerçant un billet de 20 euros
manifestement faux. Elle le donnait à sa fille en lui demandant de le remettre à la
banque. Michèle le mettait dans une enveloppe...Hier, elle retrouvait cette
enveloppe sans se souvenir de cette affaire et elle offrait ce billet bienvenu à
Barbe!
Barbe achetait pour plus de 20 euros de courses et tandis qu'elle payait, la
caissière lui refusait son billet en alertant sa hiérarchie.Barbe proposait de
réduire les courses en fonction de la monnaie dont elle disposait, mais dans sa
panique face à la police elle emportait toutes les courses dans son sac, la
caissière ne lui en faisant pas la remarque...Le magasin n'a porté plainte que pour
les 20 euros.
La police découvre la marchandise non payée, ce qu'une policière quelque peu
grossière nous présentait comme une affaire très grave, "des choses qu'elle avait
mis dans sa culotte" nous disait-elle!!!
J'apprend que Barbe est au commissariat, je demande à Michèle si elle veut
témoigner: nous nous rendons au commissariat, pour ce qui me semble être une affaire
de mise au point de quelques minutes. La police m'invite à repartir en m'informant
que Michèle était mises en garde à vue: la police tenait un flagrand délit!
Barbe dit qu'elle n'a pas d'avocat, mais la police ne lui dit pas qu'il peut y en
avoir un commis d'office. les médecins des victimes (car elles sont victimes dans
cette affaire: victime de celui où celle qui a fabriqué ce faux billet) demandent à
les voir, mais la police refuse...
La perquisition chez Barbe a bien lieu, sans que la police y retrouve quoique ce
soit; chez la maman de Michèle non plus.
La police fait signer un document qui ne correspond pas aux dires des deux
femmes:selon ce document, elles utilisaient sciemment le faux billet.
"Bienveillant", le policier affirme à Michèle qu'il ne s'agit que d'une formalité et
qu'elle n'a rien à craindre. Il y a de l'abus dans l'air!
Nous ne perdons pas courage.
A bientôt
Jean Jacques
à bientôt,
MR
getmr@wanadoo.fr
01/07/2006
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