Non à l'expulsion des enfants scolarisés sans papier et de leur famille !!!
Appel du Réseau Education Sans Frontières
Pétition nationale : NOUS LES PRENONS SOUS NOTRE PROTECTION !
Vous pouvez vous aussi signer en ligne à l'adresse suivante:
http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=24
Ou bien, vous pouvez, si vous le préférez, envoyer un email à l'adresse
educationsansfrontiere@free.fr
pour confirmer votre engagement sur le texte qui suit, ainsi qu'un message personnel
de votre part, si vous le souhaitez.
Le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents
tombera. Des milliers d’enfants, de jeunes et leurs familles risquent l’expulsion en
masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis. Nous ne laisserons pas
commettre ces infamies en notre nom. Chacun avec les moyens qui sont les nôtres,
nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. S’ils nous
demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les
nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police.
(signatures)
Parmi les signataires
489 sites web et blogs qui relaient la pétition "Nous les prenons sous notre
protection"
(en allemand) "Nous les Prenons sous notre protection" / "Wir nehmen sie unter
unseren Schutz !" (auf Deutsch)
Pour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne marquera pas
le début des vacances d’été, mais bien le commencement d’un calvaire. En effet, à
cette date, le sursis que M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans
papiers scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera. Suspendues parce que
les mobilisations d’écoles et de lycées se multipliaient, les expulsions
reprendront.
Ainsi, en guise de vacances, des milliers de jeunes et d’enfants joueront aux
fugitifs, en vrai, avec ou sans leurs parents, guettant les bruits de pas à l’heure
du laitier, tremblant à la vue d’un uniforme et vivant dans la hantise de perdre à
jamais leur école, leurs enseignants, leurs copains. S’ils sont arrêtés, le grand
jeu de leur été sera un petit rôle dans un film policier sordide : l’interpellation,
seul ou en famille, les parents rudoyés, 48 heures de garde à vue dans une cellule
de commissariat puis deux ou quatre semaines en rétention, crasse, bruit, violence
et promiscuité assurés, et, pour finir, un aller-simple vers un pays qu’ils ne
connaissent pas ou plus, dont certains ne parlent pas (ou plus) la langue,
papa-maman menottés, entravés comme des bêtes et attachés à leurs sièges.
A l’arrivée, ce sera pour la plupart l’extrême misère : pas de logement ou le
bidonville, pas de travail et pas d’espoir d’en trouver. Des persécutions, parfois
les plus atroces, contre ceux que la France a débouté du droit d’asile. Ils paieront
pour les raisons pour lesquelles ils avaient fui et certains pour avoir dénoncé
leurs tortionnaires à l’étranger. Pour les enfants, pas d’école, dans des pays où la
scolarisation est un luxe. C’est ce gâchis qui se cache derrière les chiffres
records d’expulsions annoncés avec satisfaction par le ministre de l’Intérieur : des
milliers de vies propulsées dans l’indigence et parfois achevées sous la torture !
Nous ne laisserons pas détruire la vie de ces enfants, de ces adolescents et de
leurs parents. Ils sont nos élèves, les copains de nos élèves ou de nos enfants. Ils
ont commencé d’étudier dans ce pays, ils en parlent la langue, ils ont les mêmes
joies et, hélas, des soucis bien plus grands que les camarades de leur âge. S’ils
décident (ou, pour les plus jeunes, si leurs parents décident) d’échapper à une
expulsion honteuse, nous les y aiderons comme nous avons aidé Rachel et Jonathan à
Sens, Samuel à Pau, Ming et Wei-Ying à Evreux. Nous sommes solidaires de ceux qui
les accueilleraient. S’ils demandent asile, nous ne fermerons pas notre porte.
Cela contrevient aux lois en vigueur. Mais l’enseignement que nous avons à dispenser
à nos élèves ou l’éducation que nous devons à nos enfants ne peut pas être l’exemple
de la soumission à un ordre injuste. Chacun a en mémoire les épisodes où face à des
persécutions insupportables, chacun a dû faire des choix. Et où ne pas choisir était
choisir de laisser faire. Et pas seulement dans les périodes de dictature. Rosa
Parks, emprisonnée à Atlanta en 1955 pour avoir enfreint les lois ségrégationnistes
aurait-elle dû se soumettre au prétexte que ces lois avaient été « démocratiquement
» prises ? Le général Paris de la Bollardière, mis aux arrêts pour avoir dénoncé les
tortures de l’armée française en Algérie, aurait-il dû se taire parce que la France
était une démocratie ?
Nous ne laisserons pas se commettre des infamies en notre nom.
Vous pouvez télécharger ici le texte de cette pétition pour l’imprimer et la faire
signer autour de vous.
modèle avec grille pour 10 signatures et petit logo resf(PDF, 70.9 ko)
Merci d’envoyer les pétitions remplies à
Réseau Éducation Sans Frontières
c/o EDMP8, Impasse Crozatier
75012 Paris
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Vous avez un site web ? créez un lien vers la pétition nationale du RESF !
489 sites web et blogs qui relaient la pétition "Nous les prenons sous notre
protection"
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